Quand on commence à retirer les filtres, quand on commence à se mettre à nue, les autres ont peur.
J’ai besoin de me remettre à l’écriture… J’ai besoin de faire tomber le masque mais je ne veux pas vous faire peur.

Quelqu’une parmi vous m’a assuré que je respirerai mieux. Alors je prends une grande respiration et je continue la mue.

J’ai besoin de me remettre à l’écriture… MON écriture.
Pas celle des médias, pas celle des politiques, pas celle de la rue, même pas celle des tapis rouges, pas même la votre, juste la MIENNE. 

Cette écriture « pansement », celle des maux couchés pour s’alléger, celle du journal intime que je tiens depuis si longtemps, l’écriture strip-tease, l’effeuillage en lumière tamisée, des valises de cahiers.


N’ayez pas peur. Ne plus regarder en arrière ne veut certainement pas dire arrêter de regarder DEVANT! 
Ce sentiment de livre ouvert, de pages que l’on tourne, d’épisodes qui défilent… c’est une sacrée réalité à laquelle nous sommes tous confronté… 

Disons que certaines saisons sont plus intenses que d’autres, certaines saisons sont plus riches, plus heureuses, plus douces, plus… solitaires.
Ne plus regarder en arrière.
C’est OUVRIR grand les bras à ce qu’il y a devant. C’est embrasser l’inconnu et lui faire entièrement CONFIANCE. C’est le suivre les yeux bandés et s’en remettre à l’infini. Et surtout balancer son sac de billes, lui refourguer le bébé, lever la tête au ciel et larguer les amarres… DISPARAITRE. 

Se disparaitre ! 

Certains appelle ça le « lâcher prise ». Personnellement je n’ai jamais réussi à lâcher prise quand on me demandait de « lâcher prise » !
Les anglais ont une expression qui me parle beaucoup mieux : le « Free Will ». FREE WilL.

L’année 2018 m ‘inspire BEAUCOUP beaucoup de libre arbitre, de plein gré, de liberté, d’envolées, d’échapées… et pour cela, je dois faire tomber le masque. 

Capture d’écran 2018-01-18 à 10

Je ne dois plus essayer de « contrôler » pour faire bonne figure, pour ne pas blesser, pour être la bonne poire que l’on croque…
Et tant pis si ça DESERTE autour de moi; le processus des rats qui quittent mon navire à commencer il y a 3 ans maintenant.

Des rats par poignée qui se sont enfuis, la tête basse, leur longue queue entre les jambes, sans un mot, sans même oser me regarder vraiment dans les yeux. Les rats et les souris qui fuient ma vie par lâcheté… des poignées !

Alors tant pis si ça déserte autour de moi. Je sais retrousser mes manches. On m’a appris cela.

Retrousser mes manches, ne plus regarder en arrière, ouvrir grand les bras à ce qu’il y a devant.

cocon