J’étais moucheron.
De la famille des invertébrés du microcosme qui ne vivent que quelques jours.
J’étais moucheron.
J’ai terminé ma vie sur… sa bouche.

Englué dans son gloss.

Il était une fois un moucheron…
Fin de l’histoire.
Fin d’un moucheron.

Sûrement une question de vitesse du vent, une question de timing.
Etais-je parti trop tôt en quête de reproduction, était elle en avance avec sa poussette au bout des doits ?
En une seconde ma vie a basculé ;
je n’ai vu que sa blondeur. Sa blondeur m’a aveuglé.
La seconde d’après je n’ai plus senti ni mes ailes, ni mon corps "à peine plus gros qu’une tête d’épingle" !
Ça y était j’étais pris.
Pris par elle.
Par sa bouche. A peine maquillée. A peine soulignée.
Une fine couche de « brillant » cherry kiss a suffit pour me plaquer.
A jamais.
Fin de l’histoire.
Fin du moucheron.

Le plus dingue ?
Elle m’a senti.
Elle m’a doucement décollé en approchant son visage d’une vitrine.
Puis s’est exclamée « Merde ! Le moucheron… »
Après plus rien.
Une grande lumière. Je vous assure c’est vrai!
Le tunnel, la lumière, la chaleur, tout ça, c’est pas du bidon.
Depuis j’ai l ‘impression de la sentir partout.
Cherry Kiss.
Cette odeur DOUCE. Fruits rouges, cerise, fruits de la passion.
Impression de la sentir partout…
au PARADIS des moucherons.
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